Le plus ancien document faisant précisément référence à la magie est un morceau de payrus découvert en 1839 par Miss Westear. Ce papyrus a été écrit sous la XII dynastie (1938-1759 avant J.C.) et relate une histoire qui se serait déroulée entre la III etV dynastie (soit 2675-2350 avant J.C.).
Ce payrus est incomplet et comprend douze pages sans début ni fin, il mesure 1.69 m par 0.33 m. On y distingue trois parties:
- Une première partie où sont décrits les prodiges réalisés par le sorcier Uba-Orner pour le Roi Nebka d'après un récit du prince Chéphren. Le sorcier jette dans l'eau un petit crocrodile qui se transforme en une bête réelle qui protège le Roi lors de sa baignade.
- Une deuxième partie où le sorcier Zaza-em-anch partage les eaux du fleuve pour retrouver un bijoux.
- La troisième partie où des histoires sont racontées au roi Chéops la batisseur de la première grande pyramide. Le document relate notamment un épisode concernant le magicien Dédi qui décapite une oie puis remet en place la tête de l'oie indemne. Cette dernière partie est intéressante car la décapitation est l'un des tours les plus usités dans le monde de la magie.
Nous pouvons également citer les références à la magie pratique en Egypte tirées de l'ancien testament, par exemple, l'épisode de l'exode où Moise et son frère Aaron luttent contre les magiciens du pharaon pour libérerle peuple d'Israël : les magiciens du pharaon transforment leurs bâtons en serpents.
La relation de l'ancien égyptien par rapport à la magie est difficile à déterminer. En effet, celle-ci fait partie d'un tout, d'une conception du monde différente de la notre, datant d' avant la philosophie. Les frontières entre religion, magie, vie et mort ne causaient guère de souci aux anciens égyptiens. Certains historiens ont dit que "la magie était toujours présente, comme une sorte de cancer au sein de la religion égyptienne."
Source: Allan Dicksens avec son autorisation.